Tim Ferriss - La semaine de 4 heures

Tim Ferriss – La semaine de 4 heures

Il y a quelques jours, j’ai discuté avec un ami entrepreneur passé à 2 doigts du burn out tellement il est sur tous les fronts, tout le temps, depuis trop longtemps, sans trouver de solution pérenne pour s’en sortir.

La discussion m’a vraiment donné envie de relire La semaine de 4 heures de Tim Ferriss car l’auteur est lui aussi passé par ce stade.

Le livre est sur la liste des livres à lire de mon ami, j’espère que cet article que je remets à jour 3 ans après ma première lecture du livre lui donnera envie de s’y plonger rapidement.

Je conseille très vivement le livre de Tim Ferriss pour toute personne qui souhaite challenger son mode d’organisation et pour tout entrepreneur.

Attention, si vous êtes salarié, cette lecture risque est de vous motiver à ne plus l’être.

Qui est Tim Ferris ?

Timothy (Tim) Ferriss est un entrepreneur américain qui a notamment écrit deux livres qui sont dans la liste des best-sellers du NY Times : La semaine de 4 heures et The 4-Hour Body.

Thimothy Tim Ferriss

Tim Ferriss

Plus d’info sur son site.

La semaine de 4 heures

Dans cette article, je vais vous parler de La semaine de 4 heures.

Tim Ferriss - La semaine de 4 heures

Tim Ferriss – La semaine de 4 heures

Depuis ma première découverte de la semaine de 4h en 2011, je l’ai lu et relu une petite dizaine de fois. A chaque lecture, en français (La semaine de 4 heures) ou en anglais (The 4-hour work week) – car je voulais saisir les propos aussi en version originale – toutes mes habitudes sont remises en question.

C’est un véritable électrochoc.

Je m’y replongerai encore tant le propos est riche et bouscule certaines idées reçues.

Il y a 3 idées reçues que je voulais partager avec vous dans cet article.

Elles concernent l’information, la prise de risque et la création d’entreprise.

La semaine de 4 heures : idée reçue 1

Informez-vous en temps réel

Durant les dernières années, le nombre d’informations traitées par jour a été démultiplié.

Chacun a quelques centaines de contacts sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter en tête).

Les messageries emails, téléphone, sms ne sont plus utilisées en mode asynchrone et on doit répondre tout de suite.

On regarde des vidéos avec le chat ouvert sur plusieurs contacts. Etc.

Les sollicitations sont incessantes.

Il est impossible de rester concentré plus de quelques minutes sans être dérangé.

Actif ou productif ?

Mieux s’organiser nécessite de se poser la question suivante : « Suis-je productif ou seulement actif ? ».

Etre performant est différent d’être efficace.

Il faut arrêter de s’inventer des activités à faire pour éviter l’important.

Le manque de temps n’est rien d’autre qu’un manque de priorités.

Définissez vos objectifs et attelez-vous à leur réalisation en supprimant les sources non pertinentes et les flux d’information parasites.

Simplifiez grâce aux lois de Pareto et Parkinson

Pour éliminer, utilisez la distribution de Pareto.

Cette loi, connue aussi sous le dénominatif 80/20, stipule que 20% des facteurs influencent la plus grande partie (80%) des objectifs.

Développez les 20% de ce qui crée 80% des résultats.

Pour des projets encore plus performant, combinez l’approche 80/20 à la loi de Parkinson.

Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement.

L’importance d’une tâche et sa complexité perçue augmente à la mesure du temps alloué à sa réalisation.

L’objectif est de simplifier la réalisation de la tâche en se concentrant sur l’essentiel.

C’est d’ailleurs en suivant ce principe que l’on constate les plus grandes réussites. Allez voir la formation Business Revolution de Simon Caporossi, et vous verrez les résultats qu’il est possible d’obtenir 😉

Pour aller encore plus loin

Afin d’être encore plus efficace, Tim Ferriss propose des solutions concrètes faciles à mettre en place :

  • Créez des to do lists et des not to do lists, hiérarchisez
  • Groupez les tâches identiques et traitez tout d’un coup : consultez vos emails et réseaux sociaux à heures fixes.
    Si vous n’y arrivez pas, utilisez des logiciels comme rescuetime.com
  • Proposez une solution ou des alternatives plutôt que de demander un avis.
    La réponse sera plus précise et vous fera gagner du temps
  • Renseignez-vous via des contacts personnels pour tout.
    Les informations reçues seront plus pertinentes et vous développerez votre réseau.
  • Soyez précis et exigeant dès le départ, cela évite de nombreux aller-retours

 

La semaine de 4 heures : idée reçue 2

Minimisez les risques

Après avoir vu comment sortir du flux continu d’information pour être plus performant, Tim Ferriss nous invite à changer notre comportement vis à vis du risque.

Dans la plupart des entreprises, l’objectif principal est de maximiser la rentabilité tout en diminuant autant que possible le risque du projet.

L’idée est logique car le but est de rendre le profit probable voire sûr.

Le corollaire négatif est de voir l’intérêt du projet fondre comme neige au soleil.

Chacun veut diminuer le risque et supprime donc les points qu’il juge innovants (donc risqués), ceux qui sortent de l’ordinaire, de la moyenne.

Au final, le projet est un amalgame de compromis ennuyeux qui n’a rien à voir avec la vision de base. Une soupe tiède vendue trop chère et qui mettra du temps à être produite.

L’ennui mène droit à l’échec.

Sortez de votre zone de confort

Il faut prendre des risques.

Tant mieux, faire de grandes choses est plus aisé car il y a moins de concurrence.

De plus, le retour sur risque est plus intéressant car les résultats sont proportionnels au risque pris.

Prêts à prendre des risques ? Dans un premier temps, Tim Ferriss conseille de définir et organiser le risque en posant les bonnes questions :

  • Quel est le pire scénario possible ?
  • Que se passera-t-il si celui-ci arrive ?
  • Est-ce vraiment grave ?

Cela permet aussi d’éviter le déni d’optimisme et de fixer des objectifs adéquats, sachant que « les objectifs doivent être irréalistes pour être efficaces ».

Lancez-vous

Une fois risques et objectifs définis, lancez-vous !

Dans la Vache Pourpre, Seth Godin nous invite à être fauteurs de trouble. Au final, Tim Ferriss fait la même chose en nous invitant à agir :

Lancez-vous, justifiez après coup.

Deux bonnes raisons de plus pour se lancer :

  • Les risques sont moins effrayants une fois qu’on les a pris.
  • Ce ne sera jamais le bon moment : donc allez-y maintenant, tout de suite.

Apprendre à mieux échouer

Pour avancer, il faut accepter l’échec et apprendre à échouer (j’en parlais aussi ici).

Ne fuyez pas la critique, mais canalisez-la en feedback qui vous aide à améliorer votre produit et progresser.

Pour résumer cette idée, Tim Ferriss cite Samuel Beckett dans Worstward Ho (Cap au pire) :

Try again. Fail again. Fail better.

Pour un autre éclairage sur ce point, lisez les commentaires sur l’article Peut-on créer une entreprise sans idée. Extrait :

La nouvelle vogue aux Etats-Unis est de voir une start-up comme une succession d’experiences permettant de valider ou d’invalider une hypothèse. […] Le succès tient donc dans la capacité d’une équipe à accélérer la boucle d’itérations « build – test – learn ».

Cette méthode fait référence au Minimum Viable Product (MVP) dont l’objectif est de définir le produit minimal qui apporte suffisamment de valeur aux utilisateurs afin de le lancer le plus rapidement possible et l’améliorer grâce à leurs retours.

La semaine de 4 heures : idée reçue 2

Vous devez diriger votre entreprise

Après avoir étudié la gestion de l’information puis la prise de risque, Tim Ferris nous invite à réfléchir à la création d’entreprise et son mode de management.

Il y a de nombreuses manières de créer une entreprise.

On dénombre tout autant d’objectifs au final.

Le processus type, recherché et espéré par la plupart des entrepreneurs, est le suivant :

  1. Je crée mon entreprise en partant de zéro
  2. Je galère mais me consacre à 300% à mon business
  3. Je dors peu, je vois peu mes proches, mais j’y crois toujours
  4. J’avais raison, d’un coup, le business décolle
  5. L’entreprise recrute à tour de bras et grandit
  6. Je suis PDG d’une grosse boîte, la classe !
  7. On entre en bourse pour encore plus valoriser l’entreprise
  8. Je revends le tout pour quelques millions à Google / Facebook / Amazon / Starbucks / AirBnB / Autre grosse boîte (rayez la mention inutile)
  9. Je suis riche, j’ai réussi et j’en suis fier.

C’est vrai que c’est tentant, surtout la fin…
Mais il faut être réaliste, la success story s’arrête souvent au point 3.

Changez les hypothèses de départ

Le propos de Tim Ferriss est simple et se résume en une phrase :

L’ objectif n’est pas de diriger une entreprise mais d’en être propriétaire et d’y consacrer le moins de temps possible.

En fait, c’est relativement simple (en théorie). Au lieu d’une entreprise qui a pour objectif de se développer, Tim Ferriss propose comme objectif de dissocier temps passé de revenu.

Une fois mis en place une entreprise qui vend des produits bien réels (numériques ou physiques), le travail de l’entrepreneur doit être de chercher à automatiser tous les processus.

De la commande à l’envoi, en passant par la production ou la demande de feedback, tout (ou presque) peut être automatisé de façon à ne devoir intervenir que sporadiquement, sur des points clés de contrôle.

Ce changement de paradigme est fondamental. Sans lui, on entre à nouveau dans le cycle infernal listé dans le premier paragraphe. Avec lui, on aura développé une « muse ».

Comment créer une muse ?

Tim Ferris conseille tout d’abord de détecter un marché de niche et répondre à un besoin bien spécifique de la cible.

Prenez le temps de tester le potentiel en utilisant Adwords et redirigez vers une page de vente de test par exemple.

Une fois votre produit lancé et les premières ventes qui arrivent, listez la totalité de vos processus et regarder comment les automatiser ou les externaliser.

Cela oblige de responsabiliser et faire confiance pour rendre les prestataires autonomes.

Fixer des règles dès le départ, avec des seuils d’alerte, pour que les retours reçus soient précis.

Le gain de temps personnel est votre objectif final car vous pourrez vous consacrez à l’amélioration de votre business, à d’autres business, à vos loisirs plutôt qu’à la gestion de tout le process.

En résumé sur La semaine de 4 heures de Tim Ferris

Vous l’aurez compris, je ne vais pas arriver à synthétiser en quelques phrases la richesse de la démonstration de La semaine de 4 heures. Je vous conseille vraiment d’acheter ce livre dès aujourd’hui

Qu’on soit clair, ce bouquin est top : lisez-le !

Il se dévore et la lecture met le cerveau en totale ébullition à chaque fois !

PS : Pour toi, mon ami entrepreneur en sortie de burn out qui aura lu cet article jusqu’au bout, je sais que tu as le talent pour y arriver. Le chemin est compliqué, mais tu vas y arriver.

Pour aller encore plus loin

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5 réponses
  1. Gab
    Gab dit :

    Au risque de me tromper, je ne suis pas d’accord avec le fait que ‘les résultats sont proportionnels au risque pris’. Ca c’est plutôt vrai sur les marchés financiers, mais dans l’entreprenariat, c’est l’échec qui est proportionnel au manque de prise de risque 🙂

    Je crois que c’est dans la semaine de 4h justement qu’il propose une citation « Je ne connais pas de recette certaine au succès, en revanche j’en connais une pour l’échec: Essayer de satisfaire tout le monde! ». Essayer de satisfaire tout le monde, ca c’est un manque de prise de risque!

    Répondre

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