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A mort l’accumulation, vive la légèreté

La déconstruction selon Joan Miró

Il y a quelques années, je suis allé à Beaubourg voir une exposition consacrée à Miró.

Vous connaissez Miró, il a peint des tableaux comme celui-ci :

Miro

Le vol de la libellule en face du soleil

En voyant cette oeuvre ou l’un de ses tableaux connus, vous vous dites peut-être comme moi :

« Franchment des tâches et des trais de couleurs, un enfant de 4 ans peut le faire. »

Surtout quand vous voyez le titre du tableau : « Le vol de la libellule en face du soleil ».

Ce que l’on sait peu, c’est que Miró a peint pendant une vie entière avant d’être capable d’arriver à des oeuvres aussi épurées.

A ses débuts, ses toiles étaient beaucoup plus chargées, plus complexes, plus réelles aussi.

Au fil des années, il s’est fixé un challenge : déconstruire pour ne garder que l’essentiel.

Devant un paysage, il prenait du temps pour observer puis il fermait les yeux pour supprimer petit à petit tout le superflu, l’inutile et ne conserver que l’essence même, l’incontournable du paysage qu’il souhaitait peindre.

Ses toiles ont gagné en légèreté, et en force.

A mort l’accumulation

C’est quand même fou notre capacité à toujours vouloir en faire plus, plutôt que d’essayer de faire mieux.

Au fil des semaines, des mois, des années, on a tendance à entasser, accumuler.

C’est le cas avec nos affaires personnelles, physiques. C’est le cas avec nos affaires virtuelles aussi.

Personnellement, je trouve ça hyper pesant et j’essaye de me battre constamment.

On multiplie les objets, les fichiers, les dossiers et tout demande de l’attention.

Et l’attention est la denrée la plus rare et la plus précieuse.

Un business lourd comme un train de marchandise ?

Dans son business, c’est exactement la même chose. On multiplie les activités, les idées, les partenariats, etc. Et au lieu de creuser le sillon de ce qui marche (ou même seulement de faire marcher ce qui commence à fonctionner) ; on ajoute sans fin de nouvelles idées.

Comme si vous ajoutiez à chaque fois un nouveau wagon au train de votre business.

Vous vous retrouvez vite avec ces trains de marchandises de 2 kilomètres qui traversent les Etas-Unis.

Il faut une énergie phénoménale pour tirer tout ça, genre au minimum 3 locomotives diesel.

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(c) daedalum.org

Au minimum…

Pourquoi simplifier ?

Si je vous parle de tout ça, c’est que j’ai décidé de tuer certains de mes sites internet, et d’en rassembler d’autres.

Depuis des mois, je souffre de temps à autre d’un ras le bol généralisé concernant mon business en ligne.

La simplicité dont j’avais rêvé s’est complexifiée.

Ce n’est pas obligatoirement visible, mais comme j’ai toujours de nouvelles idées, je crée autant autant de sites web correspondant.

Le problème, c’est que ça multiplie les coûts (achats de noms de domaines, d’hébergement…), ça multiplie mes tâches à gérer en parallèle et ça divise ma capacité de concentration.

Le cerveau passe sans cesse d’un sujet à l’autre, d’un site au suivant.

Une idée d’un côté m’en donne 2 nouvelles pour d’autres sujets que je développe au lieu de me résigner à me concentrer sur mon sujet principal.

C’est  tellement dur de renoncer à ce qui nous semble être THE NEW BIG IDEA (à chaque fois).

C’est tellement plus simple de fuir en avant vers une prochaine chimère plutôt que de « travailler » à résoudre ce qui ne fonctionne pas sur l’existant et donc de capitaliser sur ce que l’on a déjà fait.

Bien entendu, développer des sujets connexes, parallèles, ça permet aussi d’enrichir par d’autres biais son site principal. C’est d’ailleurs mon excuse favorite : je fais un détour pour avancer plus vite ensuite !

OK, mais à quel prix ? Au final, après quelques jours ou semaines concentrés sur un autre sujet, l’énergie nécessaire pour « se remettre dedans » est juste énorme.

Vive la légèreté !

Il vaut mieux en faire moins, mais le faire bien.

Voilà, une fois de plus, je fais l’apologie de la simplicité dans un article. Je le fais pour moi car en parler, c’est déjà un premier pas pour agir.

Je vous conseille d’en faire autant. Et de regarder sans tabou ce que vous pourriez supprimer pour vous recentrer sur l’essentiel.

Bon élagage !

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